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Gouvernance, coûts et investissement durable : les investisseurs institutionnels repensent leurs stratégies
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Gouvernance, coûts et investissement durable : les investisseurs institutionnels repensent leurs stratégies

09/03/2016

BNP Paribas Securities Services a organisé, le 24 février dernier, une conférence consacrée à la parution d'une étude, développée en partenariat avec l’Economist Intelligence Unit (EIU)

La table ronde, animée par l’EIU, a réuni les participants suivants :

  • Pensions Trust,
  • Schroders,
  • Deux des plus grands fonds de pension britanniques, Universities Superannuation Scheme (USS) et Railpen, qui assurent la gestion d'une grande partie de leurs actifs en interne.

L’objectif de ce panel était d’échanger plus amplement sur les plusieurs conclusions de l’étude « Gouvernance, coûts et investissement durable : les investisseurs institutionnels repensent leurs stratégies ».

L'intégration ESG

Sélection des sociétés de gestion

L'équipe d'investissement de Pensions Trust, un fonds dont l’actif se monte à 7 milliards GBP et dont la gestion est totalement externalisée, cherche à adopter une approche responsable dans son processus de décision. Elle a choisi de prendre de la distance par rapport aux rapports et présentations officiels  des sociétés de gestion et préfère utiliser des notations ESG externes lors des étapes de sélection.  Les sociétés de gestion sont, ainsi, évaluées par rapport à la façon dont elles respectent les critères ESG et à leur politique de dialogue avec les entreprises. auxquels Pensions Trust applique son propre barème de notation.

Défis relatifs aux données

La problématique des données est fréquemment revenue au cours du panel, notamment la difficulté d’obtenir des données fiables et de gérer des volumes d’informations importants. Ce défi a été particulièrement mis en évidence au regard de l'approche ESG. Les sources des données varient, en effet, beaucoup, tout comme leur qualité et leur cohérence.

Cette problématique autour des données compte pour deux raisons :

  • Les critères ESG sont un domaine dans lequel un fonds de pension peut être exposé à des risques qui ne sont pas contrôlés.
  • Il est difficile d'évaluer la valeur ajoutée produite par l’approche ESG.

 Les intervenants de la table ronde font face aux défis suivants :

  • La difficulté de collecter des données dans certaines classes d'actifs, par exemple l’immobilier et les infrastructures.
  • L’évaluation de l’empreinte carbone des portefeuilles.
  • La mise en commun des données, qui peut être complexe lorsque les actifs sont confiés à plusieurs sociétés de gestion.

Ces problématiques sont amplifiées par deux éléments : l’opacité parfois présente au niveau des sociétés de gestion et la multiplicité des sources de données. La qualité des données est ainsi inégale.

Fonds de pension - une perspective d’investissement différente

En tant qu’investisseurs institutionnels tenus par des engagements à long terme, les fonds de pension investissent les actifs dans une perspective durable. De plus, ils ont la particularité d’être moins déstabilisés par des marchés peu liquides. Etant rarement forcés à vendre en cas de volatilité, ils peuvent même bénéficier des mouvements des marchés.

L’aventure de la ré-internalisation

Le directeur général de Railpen, Chris Hitchen, décrit sa société de la manière suivante : « certes, des coûts élevés, mais, un excellent potentiel de création de valeur. » Railpen s’est engagé, depuis peu, dans une démarche de ré-internalisation de ses services de gestion d'actifs. Cette décision a été prise dans le contexte de taux bas suite à la crise de 2008, qui a contraint Railpen à réaliser des économies en se recentrant sur ses moteurs de rentabilité. Depuis la mise en œuvre de son plan Investment Transformation Programme (ITP), Railpen assure désormais la gestion de la majeure partie de ses actifs en interne, mais n’hésite pas à externaliser certains services, comme par exemple les investissements dans le crédit international.

Avantages de la gestion interne

La gestion des actifs en interne procure des avantages, comme l’alignement des décisions de long terme. L’un des intervenants a souligné que les gérants de portefeuille internes sont rémunérés en fonction de la performance à long terme, alors que les sociétés de gestion externes se concentrent sur des horizons plus restreints et peuvent être « distraites » par des tâches autres que la gestion d'actifs (comme les ventes et le marketing). Les coûts ont, aussi, été cités parmi les autres avantages. La gestion des actifs en interne se révèle, en effet,  moins chère que l’externalisation pour certaines classes d'actifs (notamment dans le cas des investissements directs).

Composée de 130 personnes, l'équipe d'investissement d’USS gère approximativement 80 % des actifs du fonds en interne. La taille de l'équipe lui permet d’investir dans d'autres actifs que les actions et les obligations, par exemple en capital-investissement ou en prêt direct. En 2015, USS a racheté 100 % de Moto Hospitality, le plus grand gestionnaire d’autoroutes au Royaume-Uni. Cependant, l’investissement direct s’accompagne de défis. Les actifs d’USS sont investis partout dans le monde dans des activités forestières ou des péages routiers, or, la société est consciente du risque de réputation auquel est exposé son fonds de pension. C’est pour cette raison que sa démarche consiste à acheter et à gérer (notamment le risque de réputation) et non à se cantonner à acheter et à maintenir sa participation.

Pour lire l’intégralité de l’étude, cliquez ici

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