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Faciliter la pression sur les coûts et les risques liés au changement climatique
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Faciliter la pression sur les coûts et les risques liés au changement climatique

06/03/2017

Une multitude de nouveaux défis affectera notre secteur dans la décennie à venir, avec en tête de liste la simplification des pressions sur les coûts et le traitement des risques liés au changement climatique

Faciliter la pression sur les coûts

 

Les gérants d’actifs sont confrontés à une forte pression sur leurs commissions à mesure que se multiplient les alternatives « low-cost » telles que les fonds indexés (« trackers »). Sous l’effet des réglementations MiFID II ou PRIIPs, la tendance est susceptible de rester stable. En parallèle, les petits acteurs et challengers rencontreront des difficultés car les grands groupes devraient continuer à dominer le marché.

Si les entreprises souhaitent relever le défi des pressions sur les frais, elles devront travailler à la réduction de leurs coûts ; par exemple, en rationnalisant les systèmes technologiques pour améliorer les gains d’efficacité. Bien souvent, les sociétés de gestion ont plusieurs unités opérationnelles opérant en silos avec des architectures IT séparées. L’exploitation de ces systèmes en tandem a un coût important. Il est préférable pour les entreprises de chercher à simplifier leurs activités et à intégrer les technologies de l’information dans un système centralisé.

La pression sur les frais représente également une opportunité pour les gérants de tester des technologies innovantes en disruption. De cette façon, la « blockchain » améliore l’efficacité et élimine les processus manuels, permettant ainsi aux collaborateurs de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée.

En somme, les gérants d’actifs verront leurs coûts diminuer et les consommateurs bénéficieront d'un bon rapport qualité/prix. Cette rationalisation des coûts permettra aux caisses de retraite d’honorer leurs engagements dans cet environnement de taux nuls, à une période où leurs bénéficiaires vivent de plus en plus longtemps.

Les participants au marché cherchent aussi à simplifier le processus d’achat des investisseurs. Aujourd’hui, les modèles d’activité de distribution des fonds doivent être rationalisés si les sociétés de gestion d’actifs ne veulent pas être évincées par une nouvelle vague d’acteurs sachant tirer parti d'un environnement toujours plus technologique. Il est essentiel de prendre en compte le fait que les attentes des investisseurs ordinaires ont fortement évolué et qu’il faut améliorer la technologie des nouveaux canaux d’acquisition, voire en créer une nouvelle. Cette prise de conscience inclut l’allocation de capital via de nouvelles technologies, ou applications, qui permettent d’investir dans des fonds en toute simplicité.

 

Réduire les risques liés au changement climatique

 

Impossible d’ignorer des enjeux émergents tels que les risques liés au changement climatique. Malgré tout, nombre d’entreprises n’y sont toujours pas préparées. Publié par le gouvernement britannique en 2006, le rapport Stern estimait que l’impact du changement climatique sur les économies pourrait représenter entre 5 et 20 % du PIB.

Les gouvernements en ont pris acte en lançant des initiatives telles que l’Accord de Paris et des groupes de travail réglementaires. Le Conseil de stabilité financière (FSB) a mis sur pied un groupe de travail chargé d’éclaircir les informations sur les risques financiers liés au changement climatique.

Certains pays et organisations internationales ont été particulièrement proactifs. En France, en vertu de l’article 173, les investisseurs institutionnels ont désormais l’obligation de communiquer sur l’importance des risques liés au changement climatique au sein de leurs portefeuilles. Signé par plus de 360 investisseurs institutionnels totalisant un encours de 24 000 milliards de dollars, les Principes des Nations Unies pour l’investissement responsable (PRI) enjoignent les gouvernements d’édicter une tarification du carbone afin de « contribuer à rediriger les investissements de manière proportionnelle à l’ampleur du défi du changement climatique » et de développer des mesures visant à supprimer les subventions publiques des combustibles fossiles.

Compte tenu des efforts menés pour décarboner l’économie mondiale, il n’est pas impossible que les entreprises très dépendantes des combustibles fossiles soient confrontées à des menaces existentielles. Certains investisseurs avant-gardistes américains se désengagent de ces entreprises, non pas obligatoirement parce qu'ils ont la fibre « verte », mais parce qu’ils ont pris conscience des risques sur le long terme s’ils maintenaient leur exposition.

 

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